Saturday, March 10, 2012

Syrie - Un chercheur belge censuré par le lobby du Conseil national syrien (La Nouvelle République, 10 mars 2012)


[photo : Pierre Piccinin, avec Fadwa Suleiman, porte-parole des rebelles, dans une cache à Homs - décembre 2011]


SOURCE http://www.pierrepiccinin.eu/


Pierre Piccinin a été l’un des tout premiers observateurs étrangers à entrer en Syrie. Par son travail de terrain, depuis le début des événements, il propose une vision très à contre-courant, véritable source d’information alternative face aux médias français. Or, le politologue belge vient d’être radié du Cercle des Chercheurs sur le Moyen-Orient (CCMO).

Les motifs invoqués par le service de communication du CCMO sont graves ; nous l’avons contacté ; voici la réponse qui nous a été faite :

« En décembre dernier, le bureau du CCMO a lancé une procédure disciplinaire à l'encontre de Monsieur Piccinin, suite à la polémique créée par nombre de ses papiers. Monsieur Piccinin a été invité, à trois reprises, à se présenter devant le bureau pour défendre ses travaux. N'ayant jamais donné suite à nos convocations, menaçant le CCMO d'un recours en justice et ayant tenu des propos injurieux à l'égard de l'association, le Conseil d'administration du CCMO a voté son exclusion à la majorité. »

Pierre Piccinin évoque quant à lui d’autres motivations, à l’origine de sa radiation : entre autres, l’influence de deux membres du Conseil national syrien (CNS), aussi membres d’honneur du CCMO. Ces derniers n’auraient que peu apprécié le franc-parler de Pierre Piccinin sur la réalité du terrain en Syrie.

Un cas de censure, donc…

Aucun média français n’en parlera, ni le Canard enchaîné, ni non plus Médiapart, que nous avons pourtant sollicités.

Dans un entretien accordé en exclusivité pour La Nouvelle République, Pierre Piccinin revient sur un épisode qui remet en cause quelques paradigmes d’universitaires aux ordres du politiquement correct, et questionne en profondeur le travail de la presse française dans le dossier syrien.



propos recueillis par Jonathan MOADAB


Pierre Piccinin, qu'est-ce que c’est, le CCMO, exactement ? Et qu'attendiez-vous d'un tel cercle de chercheurs ?

Le Cercle des Chercheurs sur le Moyen-Orient a été mis sur pied à l’initiative de son président, Sébastien Boussois, jeune docteur en sciences politiques. Son but était de constituer un outil performant, pour, dans un premier temps, permettre d’aider les jeunes chercheurs à trouver leur marques ; mais, à terme, le but était de créer un think tank sur le monde arabe, un centre de recherche indépendant et sans tabou. C’est du moins ainsi qu’il m’avait été présenté.

Ces deux aspects m’intéressaient : l’idéal de la jeunesse, avec l’espoir d’y trouver un franc-parler et une réelle indépendance, et cette ambition d’en faire « le » think tank sur le Moyen-Orient, comme me l’avait confié son président. Donc, lorsque l’on m’a proposé d’y adhérer, puis demandé d’entrer dans le conseil d’administration, j’ai répondu présent.

Je constate, hélas, que, en matière de tabou et d’indépendance, ma crainte s’est rapidement confirmée : la plupart des membres du CCMO, à commencer par le bureau directeur, se comportent en arrivistes rompus aux compromissions et utilisent cette structure pour promouvoir leur carrière. C’est de bonne guerre : la plupart des jeunes membres de ce cercle ont une carrière à faire et doivent donner des gages; mais c’est dommage. Ce qui a d’ailleurs entraîné la démission de plusieurs chercheurs déjà, assez déçus par cette attitude.

Et, en matière de compétence, de think tank, le CCMO, à peine créé, rejoint le troupeau des organisations de ce genre qui, comme me le disait tout récemment Moncef Marzouki, n’ont jamais rien compris au monde arabe et n’y comprendront jamais rien, car elles s’enferment dans des grilles de lecture préfabriquées par l’Occident, politiquement correctes surtout, et refusent toute remise en question.

Le CCMO est une structure assez récente. Elle n’est pas très connue et, en fin de compte, ma radiation par ce groupe n’a en soi que peu d’importance. Ce qui est proprement effarant, par contre, c’est la manière dont les choses se sont passées et, surtout, les motivations des membres administrateurs de ce cercle.


Quelles sont ces motivations et quel est le conflit qui vous oppose au CCMO (et à quels membres) ?

Personnellement, je n’ai jamais eu de conflit avec le CCMO, jusqu’à ce que je me rende une première fois en Syrie, en juillet 2011, et que je témoigne de la réalité du terrain : une opposition minoritaire, fragmentée, aux objectifs différents, parfois violente et armée ; et un pays pas du tout à feu et à sang, généralement très calme, dans les grandes villes notamment, où une large partie de la population soutient le gouvernement, fût-ce par défaut.

J’ai aussi rapporté le fait que j’avais pu me déplacer tout à fait librement et me rendre partout où je l’avais voulu.

C’est alors que le vice-président du CCMO, Jean-Baptiste Beauchard, jeune doctorant, attaché à l’Institut de recherche stratégique de l'École militaire (ceci permettant peut-être de comprendre cela, en France particulièrement), s’est déchaîné à mon encontre, m’accusant à mi-mots d’être un suppôt du régime. Sa réaction, épidermique, est due –je suppose- aux faits que, d’une part, mes observations contredisaient tout ce que lui et son père, le professeur Jacques Beauchard, professeur émérite de l'Université Paris XII, écrivaient et racontaient sur la Syrie, et, d’autre part, que, moi, je l’ai fait : j’y étais ; pas eux (c’est triste à dire, mais le fait que j’ai couvert tous les terrains du « Printemps arabe », exception faite du Bahreïn, a suscité assez bien de jalousie de la part de plusieurs collègues).

Les articles que j’ai publiés à la suite de mes séjours en Syrie on continué de m’attirer des inimitiés, et celle, notamment, du journaliste belge Baudouin Loos, qui fait la pluie et le beau temps au quotidien Le Soir, concernant tout ce qui a trait au Moyen-Orient, et a choisi une ligne éditoriale des plus simplistes concernant la Syrie. Au CCMO, on m’a expliqué que Baudouin Loos avait menacé de mettre un terme à la collaboration entre le CCMO et Le Soir, dans le cadre de l’organisation d’une conférence, vu que j’étais membre de ce cercle. On m’a fait comprendre que je devenais un problème et qu’il me fallait rentrer dans le rang ou quitter le cercle. A tout le moins me mettre un peu à l’écart du Conseil d’Administration, ce que j’ai accepté en donnant ma démission (et ce qui a ensuite été utilisé contre moi : on a justifié la procédure disciplinaire, notamment, au motif que je savais que mes écrits nuisaient au CCMO, puisque j’avais accepté de me mettre en retrait du CA - sic).

Ensuite, il y a eu les pressions de Salam Kawakibi, chercheur à l’université d’Amsterdam et sympathisant déclaré du Conseil national syrien. Je ne le connaissais pas et l’ai rencontré pour la première fois à Bruxelles, à l’Institut royal pour les Relations internationales (l’Institut Egmont), lors d’un séminaire : lorsque j’ai fait part de mon expérience en Syrie, il a éclaté, est devenu proprement odieux, et aucun débat scientifique n’a plus été possible ; l’esclandre a mis tous les participants mal à l’aise. J’ignorais qu’il était membre d’honneur du CCMO, qui m’en a informé, en m’apprenant aussi que Kawakibi avait menacé de démissionner du cercle si je n’en étais pas éjecté, imité en cela par Bassma Kodmani, directrice de l’Arab Reform Initiative et porte-parole du CNS en France, également membre d’honneur du CCMO.

Et, à ma connaissance, il y a encore eu la réaction d’un autre membre du bureau directeur du CCMO, Julien Salingue, doctorant à l’Université de Paris VIII. Pour moi, il est devenu le parfait exemple de cette bienpensance bobo : d’un côté, il s’insurge –et avec raison- contre les sionistes qui font déprogrammer un colloque sur l’apartheid israélien en Palestine, qu’il avait tenté d’organiser dans son université, et crie à l’atteinte à la liberté d’expression et de recherche ; et, d’un autre côté, cela ne le gêne absolument pas de m’exclure et de me censurer sur le dossier Syrien. Salingue m’a écrit pour justifier sa position : il trouve intolérable qu’un de mes articles sur la Syrie ait été reproduit sur le site pro-Assad InfoSyrie et estime que « cela donne à réfléchir »; mais qu’y puis-je et en quoi suis-je responsable ? Je n’ai fait que décrire ce que j’avais observé sur le terrain et tirer les conclusions qui s’imposaient. Si le Ministère de l’Information syrien reprend le papier, ce n’est pas de mon ressort.

Mais, des entretiens que j’ai eus au sein du CCMO, je retiens que ce sont surtout les menaces de Kawakibi et Kodmani qui auraient pesé dans la balance.

Je n’ai par ailleurs eu aucun contact avec les autres membres du CA, et je ne connais pas certains d’entre eux ; qui ne me connaissent pas non plus et avec lesquels je n’ai jamais eu l’occasion de débattre de mes observations en Syrie. Je suppose donc qu’ils ont gentiment voté mon exclusion pour, eux aussi, montrer patte blanche et ménager leurs arrières…

Le plus effarant, dans cette histoire, en effet, c’est qu’il n’y a jamais eu débat. Je n’ai même pas été entendu : le bureau m’a convoqué à trois reprises, mais chaque fois à une date où le président et le vice-président savaient fort bien que j’étais en Libye et en Tunisie (pour revoir Moncef Marzouki, après son élection), puis en Syrie et, enfin, au Yémen, à l’occasion des élections. Et, là, le bureau a décidé de m’exclure, tout d’un coup, ajoutant aux motifs précédemment mentionnés le fait que je refusais de me présenter pour m’expliquer, et ce alors que je leur avais annoncé que je serais à Paris début avril et que nous avions convenu de nous y rencontrer.

Ils ont été jusqu’à retirer du site du CCMO mes articles, qu’ils y avaient publiés après aval du comité de lecture pourtant. Je n’existe plus : mon nom a été martelé, effacé ; mes écrits sont censurés, c’est la mise à l’index.

Bref, concernant la Syrie, ils donnent les gages qu’on attend d’eux… Surtout dans la France sarkozienne, dont le gouvernement soutient les rebelles, y compris des mouvements salafistes pas très sympathiques et sûrement pas démocratiques. Car, en fin de compte, le CCMO, qui se voulait international, demeure très franco-français et, vu le climat de terreur qui règne dans les universités sur certains thèmes, on peut les comprendre…

Mais c’est en cela que cette affaire devient sérieuse, car symptomatique d’une réalité oppressante qui grève la recherche et empêche la bonne compréhension, en l’occurrence, du conflit syrien.


Quelle est la « version officielle » ?

Elle ne diffère pas de ce que je viens de dire ; et c’est précisément ce qui est interpellant.

Le courrier que j’ai reçu me signifiant mon exclusion, à ma grande surprise (alors que je pensais rencontrer le bureau en avril, comme je l’ai dit), est très clair : « la polémique suscitée par vos écrits et le discrédit qu’ils jettent sur la renommée de notre cercle (…) sont constitutifs d’un motif grave en faveur de votre exclusion ».

Comme je le disais, il n’y a même pas débat ; on ne cherche même pas à savoir si mon travail de recherche est honorable ou non et si mes conclusions sont fondées ou non. Aucun débat scientifique. Je suis exclu parce que les observations de terrain que j’ai publiées ne correspondent pas à la pensée dominante et sont désapprouvées de facto ; et ils le disent sans s’en cacher.

Si j’avais menti et travesti les faits, dans je ne sais quel but, et que, au terme d’une controverse scientifique, j’eusse été confondu, je n’aurais rien à redire. Mais il ne s’agit pas de cela : les faits que j’ai rapportés sont bien établis et, d’ailleurs, mes adversaires refusent le débat pour cette raison ; non, je suis radié car mes observations dérangent ; la question de leur qualité et de la pertinence de mes conclusions ne se pose même pas !

J’ai été invité à participer à une conférence sur la situation en Syrie, à l’Université Libre de Bruxelles. A l’annonce de ma présence à la table, Baudouin Loos et Salam Kawakibi ont refusé d’y participer. Et Kawakibi a répondu aux organisateurs qu’il refusait de se confronter à « des théories négationnistes » (sic). Cela dit, ni l’un ni l’autre n’ont été sur le terrain. En outre, ils connaissent mes arguments et les éléments factuels que j’ai rassemblés lors de mes séjours d’observation en Syrie. Que pourraient-ils leur opposer ? Ils le savent et préfèrent donc éviter le débat. Il en a été de même de la part de Thomas Pierret, un chercheur d’Edimbourg qui m’avait attaqué dans la presse suite aux articles que j’avais publiés en juillet 2011, au retour de ma première incursion en Syrie : invité à confronter sa position avec la mienne à Paris, il a aussi refusé le débat.

C’est effrayant qu’on en soit là : on n’est même plus dans le « politiquement correct » ; on est passé à la « pensée unique ». On n’en est plus seulement à dire « ce qu’il faut penser » ; on en est venu à dire aussi « ce qu’il ne faut pas penser ».

Et, le plus grave à mon sens (car, des censeurs et des pressions, on en a toujours connu), c’est que tout cela ne semble plus déranger personne et que tout ce petit monde journalistique et universitaire, à quelques rares exceptions près, joue parfaitement le jeu et sait s’indigner quand c’est utile à la bonne conduite d’une carrière et se taire à d’autres occasions, voire, même, a appris à anticiper et à faire montre de sa soumission en s’attaquant d’emblée à ceux qui ne disent pas comme il faut.

Outre cela, le bureau me reproche également d’avoir formulé des « critiques, voire des insultes, à l’égard du CCMO ».

D’une part, répondant à un courrier qui m’avertissait d’une procédure disciplinaire à mon encontre, je ne m’adressais pas « au CCMO », mais aux seuls membres du Conseil d’Administration, et ce, de manière très informelle, puisque je connaissais personnellement certains d’entre eux. Mais, surtout, en matière « d’insultes », voici ce dont il s’agissait : j’ai comparé à celles de l’Inquisition les méthodes mises en œuvre à mon égard. C’est tout. Aujourd’hui le bureau me le reproche en m’expliquant, avec le plus grand sérieux du monde, que l’Inquisition est une institution qui a tué des milliers de personnes et qu’il est donc intolérable que j’aie osé commettre cette comparaison. Quant aux « critiques » : j’ai supplié le CA de ne pas faire du CCMO, jeune structure porteuse d’espoir, un club de carriéristes prêts à donner tous les gages qu’on lui demanderait.


Comment vos collègues réagissent-ils ?

Pour l’instant, personne n’est encore réellement au courant. Si votre article sort dans la presse, je suppose que ça jettera un froid. Mais, connaissant les milieux académiques, chacun viendra certainement me taper sur l’épaule dans mon bureau et me faire part de son indignation, mais aucun ne prendra la plume pour dénoncer la méthode et, en public, tous feront semblant de ne pas me connaître.


Votre point de vue sur la Syrie est bien isolé. Comment expliquez-vous cela ? A part le réseau Voltaire et vous-même, qui critique le regard des médias sur la Syrie ?

Il n’est pas si « isolé » que cela… Et il n’est pas nécessaire d’aller chercher le Réseau Voltaire (à propos duquel j’aurais quelques réserves à émettre) pour trouver des témoins du terrain syrien. Plusieurs chercheurs et journalistes se sont rendus sur place et on confirmé, de manière générale, le tableau que j’avais dressé en juillet 2011 déjà : Alain Gresh (Monde diplomatique), Gaëtan Vannay (RSR), François Janne d’Othée (Le Soir), Françoise Wallemaq (RTBF), Christophe Lamfalussy (La Libre Belgique), George Malbrunot (Le Figaro), etc.

Je ne crois pas qu’il y ait « complot » des médias contre le régime de Damas. Le problème, c’est que le régime a fermé les frontières à la presse dès le début des événements ; vieux réflexe stalinien propre au fonctionnement du baathisme syrien. Dès lors, il a livré les médias pieds et poings liés à l’Observatoire syrien des Droit de l’Homme, pour qui le champ était libre, leur source quasiment unique, qui travaille main dans la main avec les opposants, le CNS notamment. Et les médias ont promu cette vision artificielle du conflit : « un peuple uni contre une féroce dictature ».

Mais, en fin de compte, il n’a pas été très difficile, pour ceux qui le voulaient, d’entrer en Syrie et de constater la réalité des événements. C’est ce que j’ai fait. Et ce que beaucoup d’autres ont fait depuis, mais, le plus souvent, en passant par les canaux de l’opposition, de l’Armée syrienne libre, qui ne montre que ce qui lui est favorable (d’où le reportage complètement parti-pris de Manon Loizeau, par exemple), comme le gouvernement, de son côté, ne montre également que ce qui l’arrange. Il faut lire les presses russe et chinoise, qui donnent une version tout à fait différente de ce que l’on peut lire et entendre en Europe : leurs journalistes entrent en Syrie avec l’accord du régime et se font tout autant trimballer, mais par le gouvernement dans ce cas-là, qui ne leur montre que l’autre côté du conflit. J’ai eu l’opportunité –et c’est probablement ce qui fait l’originalité de mon travail ; et qui dérange mes détracteurs- de rencontrer les deux parties, à plusieurs reprises, dans l’objectif de produire un tableau complet et une analyse dès lors plus réaliste de ce qui se passe aujourd’hui en Syrie.

Le problème, pour la presse, c’est maintenant de se dédire : le conflit dure et dure ; et il devient évident que la vision manichéenne développée ne tient plus la route. En outre, les journalistes qui se succèdent sur le terrain se rendent bien compte qu’elle ne correspond pas à la réalité. Il va donc bien falloir que les rédactions revoient leur ligne en ce qui concerne la Syrie, car la distorsion entre ce qui se passe et ce qu’ils disent est devenue flagrante.




Pensez-vous être victime de ce que Chomsky appelle « la Fabrique du consentement » ?

Cela, c’est à vous de me le dire.

Pour ma part, je me contenterai de vous rapporter ce que m’a répondu un jour le rédacteur-en-chef d’une revue très connue, mais dont, par charité, je tairai le nom. Je lui avais proposé un article. Il m’a dit : « tout ce que vous dites est vrai et très intéressant ; mais nous ne pourrons pas le publier, car cela risquerait de désorienter nos lecteurs » (sic)…


Quels conseils donneriez-vous aux Français pour s'informer correctement sur la Syrie ?

Je n’ai pas de conseil à donner en la matière.

S’informer n’a rien de très compliqué, en fin de compte, surtout avec l’outil internet qui a depuis longtemps enlevé le monopole de l’information aux grands journaux « politiquement prudents » ; mais rechercher l’information peut prendre beaucoup de temps.

Ainsi, ceux qui veulent s’informer le font déjà et trouvent sur la toile des faits, des analyses étayées, et, avec un peu de méthode et d’esprit critique, ils peuvent comprendre assez bien ce qui se passe réellement en Syrie.

Quant aux autres, on peut leur donner tous les conseils que l’on veut : ça ne les intéresse pas.


Votre proverbe, maxime favorite...

Je n’ai généralement pas peur de dire ce que pense, y compris sur des sujets délicats, comme la question israélo-palestinienne ou, en ce moment, les « révolutions » arabes.

Ce sont des sujets à propos desquels règne un politiquement correct convenu, auquel il est difficile de déroger sans s’attirer le courroux de certains cercles de pouvoir, sans prendre le risque de se faire des ennemis, à commencer de ceux-là mêmes qui pratiquent l’équilibre rassurant de l’homme couché et, d’une part, saisissent l’occasion de s’attaquer à un discours à contre-courant pour donner de cette manière un maximum de gages et, d’autre part, haïssent ceux qui, par ce discours politiquement incorrect, mais bien souvent très juste, leur renvoie l’image de leur lâcheté et de leur compromission intellectuelle.

Aussi, je cite volontiers ces quelques vers du Cyrano de Bergerac d’Edmond Rostand : « Oui, c'est mon vice. Déplaire est mon plaisir. J'aime qu'on me haïsse. »

Mais il est rare que mes interlocuteurs en saisissent le sens exact.

Dès lors, je reprendrai plutôt à mon compte cet extrait d’un célèbre discours de Jean Jaurès : « Le courage, c'est de chercher la vérité et de la dire. C'est de ne pas subir la loi du mensonge triomphant qui passe et de ne pas faire écho aux applaudissements imbéciles et aux huées fanatiques. »

Ou cette très belle pensée de Jean Guéhenno, que j’ai placée en tête de mon blog : « La vraie trahison est de suivre le monde comme il va et d'employer l'esprit à le justifier. » Je trouve qu’elle est parfaite, en la circonstance.

C’est à cela que j’essaie de me tenir, en tant qu’être humain et en tant que chercheur. C’est certes difficile et ce n’est pas en pratiquant cette philosophie qu’on peut arriver à « faire carrière ».

Mais à quoi bon faire carrière, si c’est pour devoir déguiser sa pensée en permanence, renoncer à dire la vérité et à défendre le juste ?

Pour récolter en échange quelques piètres honneurs, une place dans un institut ou telle distinction académique sans la moindre valeur éthique ? De mon point de vue, c’est sans aucun intérêt. A fortiori dans mon métier : la recherche et l’enseignement.

Et, si j’avais eu cette « ambition », cet objectif-là, j’aurais choisi la banque, pas l’histoire et les sciences politiques.

Wednesday, March 7, 2012

LES TROUPES DU CH BATTENT EN RETRAITE DANS LE DÉSORDRE...

Loin de moi l'idée de comparer les CHaudrons de MortYial à une armée. Dans une vraie unité d'infanterie, il y a des guerriers. Chez le Cacanadien, il n'y en a guère. Dans une armée, il y a de la discipline. Une discipline imposée par un commandement fort. Ce qui n'est évidemment pas le cas chez le torCHon. Une armée c'est aussi synonyme de force, de courage et de leadership. Pendant que le CHiendent fait penser au contraire : à la lâcheté, la faiblesse et l'anarchie. Les seules similitudes du CH avec une armée seraient avec celle de Hitler à la fin de la Seconde Guerre Mondiale. Sachant la guerre perdue, les soldats amochés, découragés, désorganisés, inexpérimentés et mal armés de la wehrmacht ont battu en retraite, dans le désordre. Inférieurs à leurs opposants dans tous les départements, ils étaient vaincus d'avance et ils finissaient par déserter ou se rendre, sans se battre. Pas mal comme les CanaCHiens ces temps-ci... Pas mal comme Scary Price, lassé de se débattre tout seul devant sa cage, pendant que ses coéquipiers baissent les bras. Lui aussi abandonne facilement le combat maintenant. Il coopère même avec l'ennemi, comme on a pu le constater hier soir avec la superbe passe qu'il a faite à Curtis Glencross sur le but gagnant des Flames de Calgary.



J'éprouve du mépris et du dégoût pour une organisation qui se laisse bafouer de la sorte. On aurait jamais vu un tel déshonneur du temps où l'équipe était composée à 75% de joueurs francophones du Québec. Le mot fierté signifiait quelque chose à cette époque... Les gars demeuraient chez eux, dans la "Belle Province", durant l'été, et ils devaient rendre des comptes aux partisans et à la parenté. De nos jours, ce sont des mercenaires qui s'alignent avec le club des Molson. Leurs valises sont prêtes avant la fin de la saison, et il déguerpissent dans leur pays aussitôt après la dernière partie. Peu importe s'ils ont établi auparavant de nouvelles marques de médiocrité comme celle de ne pas avoir gagné à Calgary depuis le 5 janvier 2002. Ce qui me fait toujours rire, c'est d'entendre les commentateurs ou les fefans dire que "n'eut été du brio de Price, le Cacad'CHien aurait subi un revers bien plus cinglant". Misère ! À les entendre ainsi déconner, c'est à croire qu'un gardien, qui ne cède pas à chaque chance de marquer de l'adversaire, est un athlète exceptionnel... Quand vous regardez un autre match que ceux impliquant le torCHon, les autres cerbères ne réalisent-ils pas très souvent de bons arrêts qui tiennent leur club dans le match ? C'est leur job et ils sont payés assez cher pour le faire comme il faut. Sinon ils ne seraient pas dans la NHL. Que ces admirateurs béats de Scary s'ouvrent donc les yeux : leur idole est un gardien bien ordinaire, parfois mauvais, qui s'ennuie de Hal Gill, son ancien gardien auxiliaire qui bloque maintenant des lancers à Nashville pour les Predators. Depuis le départ de la pieuvre, qui bouchait la partie inférieure du filet en se couchant devant lui, la moyenne de buts alloués du pauvre Scary est à la hausse... Et elle n'a pas fini de monter... S'ils perdent demain contre les Oilers, les CHaudrons tomberont au 29e rang du classement général. Une pitié ! Et Price, comme les autres porte-couleurs de la CHiasse, sera à blâmer. Comme le dit l'adage : on gagne en équipe ou on perd en équipe. On gagne plus souvent quand on est bon; on perd plus souvent quand on est pas bon. C'est bien simple !



Aussi simple que cela puisse être, bien des fefans n'admettront jamais que leur club de nouilles perdent parce qu'ils ne sont pas bons. Et qu'ils ne sont pas bons parce que la direction du Caca les a sur-évalués en les repêchant chez les juniors, ou en allant les chercher dans d'autres clubs ou sur le marché des agents libres. Un club perdant a rarement de bons hommes de hockey à sa tête. Mais les fefans aiment mieux trouver des excuses faciles pour justifier la place de leurs incapables dans la cave du classement. Ah ! Ils ont donc eu des blessés ! Ah ! Ils ont bin été malchanceux ! Ah ! Les arbitres les ont bin désavantagés ! Ah ! Les fantômes de l'ancien forum ne les ont pas aidé c'tannée ! Et patati... et patata... Rome ne s'est pas bâtie en un jour et la CHarogne ne se rebâtira pas non plus avec un seul bon choix de repêchage, l'été prochain. Beaucoup de fefans croient le contraire, semble-t-il... Ils croient à un nouveau sauveur, à un autre Guy Lafleur...russe, qui va virer la Ligue à l'envers ! On appelle ça des malades (bipolaires) ou des poires. Selon le dictionnaire, au sens figuré, une poire est une personne qui se laisse tromper facilement (naïf). Et les fefans sont comme la poire en haut de cet article : rien que des grandes gueules qui n'ont pas de yeux pour voir la vérité, ni d'oreilles pour entendre raison, ni de nez pour sentir la pourriture, ni de cerveau pour comprendre. Ils parlent, ils bavent, ils déparlent, ils gaspillent leur salive et répandent leurs microbes. Comme ce fefan (photo ci-dessus) qui a piqué une plonge samedi soir dernier au Centre PouBell. Vous devinez bien que je ne pouvais pas laisser passer un accident aussi cocasse. Je l'ai exploité "à plein" dans mon plus récent billet, sur mon site L'ANTI-HABS ILLIMITÉ (http://lantihabsillimite.blogspot.com). C'est à lire et à rire !

Monday, March 5, 2012

Scandalous Women Presents the other Elizabeth Mahon

Recently I was contacted by a producer from NPR about appearing on one of his shows.  As we were talking me mentioned that when he'd Googled me, another Elizabeth Mahon came up.  One who played for the All-American Girls Professional Balseball League during World War II.  How cool is that? The other Elizabeth 'Lib' Mahon was born the same year my mother was, 1919, in Greenville, South Carolina.  Like me, Elizabeth was a Scorpio, born on November 18th.


This is her baseball card.  She played outfield and second base, and batted and pitched right-handed.  Truthfully, I suck at sports, particularly baseball. I think I hit the ball once in softball one summer at day camp, and let's not talk about how I played in the outfield.  Lucky for me, when we played softball in gym, none of us could really hit the ball, so I spent most of my time in the outfield doing absolutely nothing! So I find it amazing that someone I share a name with was a professional athelete!

Lib played baseball from 1944 through 1954, first for the Minneapolis Millerettes and then for the Kenosha Comets and the South Bend Blue Sox.  The 1992 film A League of Their Own was a fictionalized account of the women who played pro-ball during the war. The film rejuvenated interest in the AAGPBL which is why we now know so much about players like Lib. According to Wikipedia, her father was a huge baseball fan, as was her older brother. However, while her brothers played sandlot ball, Lib and her sisters played basketball.  It wasn't until she was in high school that she played softball, field hockey and soccer.

She went to Winthrop College where she received a degree in phys ed in 1942.  After teaching for a year, she moved back to her hometown of Greenville, where she went to work for the post office.  At Winthrop, Lib became good friends with Viola Thompson, who shared her passion for baseball.  In 1944, both Viola and Lib were seen by a talent scout who offered them invitations to try-out for the All-American Girls Professional Baseball League in Chicago. Players were to paid the princely sum of $60 a week which was a vast sum of money back in the '40's.  Both women decided to try out and both were lucky enough to score jobs for the inaugural season.

Lib's first team, the Minneapolis Millerettes, didn't last long in the league. Lucky for her, she was spotted by the manager of the Kenosha Comets who traded 3 players for her mid-season.  Her first year, she hit .211 with 38 runs batted in and a career-high three home runs in 107 games. She was traded to the South Bend Blue Sox where she had a hitting streak in her first year which spanned 13 games. In 1952, Lib quit playing, taking a job as a teacher at a public school in South Bend. It was a smart decision, the novelty of women playing professional baseball had worn off.  Lib earned a Master's Degree at Indiana University.  She remained a teacher and guidance counselor until her retirement in 1981.

She lived in South Bend until her death at 81.  She was posthumously inducted into the South Carolina Athletic Hall of Fame in 2005.  The AAGPBL has a permanent display at The Baseball Hall of Fame in Cooperstown, NY.  Elizabeth Mahon is enshrined there along with the rest of the women in the league.

For more information:

AAGPBL Official Site

Sunday, March 4, 2012

LE CH ÉCLABOUSSÉ PAR LA SALETÉ ET LA CORRUPTION DE MOURIAL...


Il fallait s'y attendre... Déjà nous savions que Mourial était un bidonville sale, un gigantesque dépotoir à ciel ouvert... Puis, il y a une couple d'année, le magazine MACLEANS publiait un dossier étoffé sur la corruption qui sévit dans la métropauvre. Là où les gangs de rues et la mafia s'en donnent à coeur joie. Et, récemment, un reportage bien documenté de TVA nous montrait que la grande île aux génies était un immense terrain de jeu pour plus de quatre millions de rats qui arpentent ses ruelles et se faufilent parfois jusque dans les toilettes de ses logements insalubres. Beau portrait ! Et ce n'est pas tout ! Si la ville est hockey (comme les fefans du CH se plaisent à le proclamer) et qu'elle est corrompue, on aurait dû se douter que le torCHon sale trempait aussi dans cette corruption. Après les scandales sexuels (camouflés) d'il y a trois ans, après l'affaire toute chaude de la Boutique des Canadiens confiée à un fraudeur par les administrateurs CHicolores, voilà que l'on apprend que le Temple de la renommée du Canadien, au Centre PouBell, serait rempli d'objets historiques appartenant à un criminel (voir les détails dans mon plus récent article sur mon site JOURNAL INTIME D'UN ANTI-HABS EN FEU). Il est donc possible que d'anciens chandails, bâtons, et souvenirs des Maurice Richard, Jean Béliveau, Yvan Cournoyer et autres Patrick Roy, aient été obtenus et payés grâce à de l'argent sale ou frauduleux. Et les Cannes à CHiens contribueraient à valoriser encore plus ces fruits du crime en leur donnant de la visibilité dans leur repère d'Ali Baba.


Pensez-y ! Dans l'état actuel des choses, alors que le Caca croupit dans les bas-fonds de la LNH, il ne peut même plus s'accrocher à son passé glorieux (comme il le fait depuis 20 ans) pour berner ou consoler ses fefans... Ce passé, symbolisé par cette exposition "corrompue" de vieilleries appartenant à des dynasties révolues, est donc lui aussi entaché à cause de ce nouveau scandale... C'est tout simplement abominable et minable ! Après la "crasse" de la zone Molson-Ex (terme employé par les joueurs et les entraîneurs du CH pour désigner les fefans bipolaires qui remplissent cette partie des estrades), voilà la crasse de la camelote de la Boutique de souvenirs et la crasse du Temple de la renommée du Caca. Décidément, ce n'est pas l'année des Canailliens ! Mais ça en est toute une pour les Anti-Habs ! Honte aux CHieux et à Moronréal !



Pierre Gauthier peut bien imposer la loi du silence (omerta) à ses sous-fifres et à son personnel. On cache bien des secrets dans cette organisation d'hypocrites. Exemple, dans mon plus récent billet sur mon blogue NORDIQUÉBEC, je relate les déclarations que le journaliste Réjean Tremblay a faites lors d'une entrevue qu'il accordait la semaine dernière à la station de radio CHOI-FM de Québec. Selon le toujours bien informé monsieur Tremblay, il est évident que, même s'ils prétendent le contraire en public, les bonzes des CHaudrons s'activent dans l'ombre pour bloquer le retour des Nordiques à Québec. Belle bande de salauds ! Ils ne pensent qu'à l'argent et se fichent complètement des amateurs de hockey du Québec, qui attendent si impatiemment le retour de notre équipe nationale... Avec l'organisation et le club pourri qu'il a, le CHiendent doit craindre que des dizaines de milliers d'amoureux du hockey désertent les rangs de ses "losers" pour rejoindre une concession qui, contrairement à celle de la CHarogne anglo-saxonne, aura un préjugé favorable envers les francophones du Québec. Les fleurs-de-lysés redeviendront rapidement le club du peuple québécois. Face au club de l'establishment des anglos de MountReal.



Sur la patinoire, les CanaCHiens continuent d'aller de mal en pis et de faire honte à leurs partisans bipolaires. Depuis la fin de la période des échanges, on accepte maintenant très bien les défaites chez les CHieux. Du moment, comme le dit si bien le "head coach" Randy Cunneyworth, qu'on donne un bon show aux fefans. Un show de "goons" (ça adonne bien avec la sortie du film du même nom) que l'on veut divertissant pour la populace moronréalaise. La robustesse, ce serait la nouvelle identité du club des Molson, si on se fie à ce que Gauthier nous raconte, les rares fois qu'il s'ouvre la trappe. Laissez-nous en rire ! Robustesse mon oeil ! En tout cas, les nouveaux matamores des CHieux ont frappé un noeud samedi soir contre Dion Phaneuf (26:25 minutes de jeu, 4 tirs au but, 5 mises en échec) et les Maple Leafs de Toronto. Les nombreux joueurs costauds du nouvel entraîneur Randy Carlyle ont répliqué coup pour coup aux assauts de leurs adversaires. D'ailleurs, en fin de match, c'est une retentissante mise en échec de Phaneuf sur Erik Cole qui a scellé l'issue du match. Cole, sonné et frustré, s'est déragé sur un porteur de chandail blanc, écopant d'une pénalité stupide qui mettait fin aux derniers espoirs des CHaudrons. De son côté, Mikhail Grabovski a été superbe en méritant la première étoile de la partie grâce à ses deux buts et à sa mention d'assistance sur le filet de Matt Frattin. Grabovski a maintenant 13 points en onze joutes au Centre BéBell depuis que le Caca l'a échangé aux Leafs pour presque rien. Il est maintenant d'autant plus heureux depuis que ses ennemis jurés, les Frères Kostitsyn, ne sont plus dans les parages ! Scary Price sentait le caoutchouc après la rencontre. Il a été bombardé de 42 rondelles pendant que les tire-pois de la CHiasse ne répliquaient que 22 fois.


Écoeuré de jouer avec des minables des mineures (White et Geoffrion) Tomas Plekanec a abdiqué complètement. Il n'a gagné qu'une mise au jeu sur quatorze, et il n'a qu'un but et deux points à ses neuf dernières parties. Ça va très bien avec la fiche récente du Cacad'CHien (2-7-1)... Comble du ridicule, samedi soir, l'enfoiré de Piquet Subban s'en est pris à Tim Connolly, un des joueurs les plus fragiles de la Ligue, au son de la sirène concrétisant cet autre échec de la CHnoutte. Tabarouette ! Quelle mouche a piqué P.K. ? Il se fait maintenant un devoir d'essayer d'intimider les joueurs les plus vulnérables du circuit Bettman... Méchant connard jaune citron...



Les rares fois qu'il gagne, le torCHon trouve quand même le moyen de faire dur. Comme jeudi passé contre le Wild du Minnesota, alors qu'il a perdu (encore !) une avance de 4 à 1 dans les quatre dernières minutes de jeu en 3e période. Inimaginable ! À 4-1, j'avais résisté à la tentation de fermer mon téléviseur, dans l'espoir que dans ce match assez chaotique, un homme fort du Wild pourrait peut-être expédier Subban au pays des rêves. Puis, à la toute fin, voilà que Price et les CHaudrons s'effondrent ! Deux des trois buts du Wild, lors de cette débâcle, sont imputables à des passes ou des dégagements ratés de Price. J'ai ri aux éclats quand j'ai vu Scary qui voulait se rentrer la tête dans la glace (photo ci-dessus) après avoir donné le but égalisateur à dix secondes de la fin de la 3e ! Sublime ! Un autre scénario digne d'Hollywood ! L'effondrement de Scary était d'autant plus drôle que jusque là, lors de ce fatidique 3e engagement, il avait fait son hot dog "all dressed" sur de petits arrêts anodins.


Price et le Caca ont sauvé les meubles et la face quand Setoguchi a chuté et n'a pu lancer au but durant la fusillade. Une chance inouï pour la CHiasse ! Le nom de Ryan White s'est ajouté sur la liste noire des "suckers" quand il a frappé Stéphane Veilleux par derrière alors que ce dernier était retenu par Chris Campoli en arrière du but des CHieux. Le nom de White a rejoint ceux de Subban et Emelin sur cette liste de salauds à corriger. Emelin a d'ailleurs été pris à son propre jeu en ratant un de ses placages caractéristiques. Il a plutôt fauché involontairement son coéquipier Erik Cole, qui a fait tout un vol plané sur cette séquence ! Le 72 du torCHon est déjà pas mal amoché. Il aurait pu se passer de ce mauvais coup-là...


Les CanaDindes ne sont pas au bout de leur peine alors qu'il se rendent maintenant disputer trois parties dans l'Ouest canadien avant de s'arrêter à Buffalo pour y affronter des Sabres ragaillardis, revenus au coeur de la bataille pour l'obtention de la dernière place disponible pour participer aux séries éliminatoires. Les chances du Caca pour ravir cette 8e position ? Un dixième de 1% (0,1%) selon Sports Club Stats ! La fin approche à grands coups de patins pour les Canailliens... Je vais faire un beau petit diaporama avec musique de circonstance pour fêter ça !

Friday, March 2, 2012

Sabina Spielrein: The Forgotten Woman of Psychoanalysis


She overcame extreme mental illness related to childhood abuse and entered medical school while she was still in psychiatric treatment. A professional paper she wrote was arguably the basis for one of Freud's best known theories. And she was one of the earliest pioneers of child psychoanalysis but today, thanks to the film A Dangerous Method, she's known more for being the lover of Carl Jung. But there is so much more to Sabina Spielrein. She was also the first woman to write a psychoanalytic dissertation, and one of the first female psychoanalysts but her contributions were lost to history for many years.  Join me as we explore the torrid and tragic life of Sabina Spielrein, one of the forgotten pioneers of psychoanalysis on Sunday at 4:30 p.m. on Scandalous Women radio.

Sources:

Kerr, J. (1993) A Most Dangerous Method: The Story of Jung, Freud and Sabina Spielrein.. New York: Alfred A. Knopf.

Thursday, March 1, 2012

March Books of the Month: The Thinking Girl's Treasury of Dastardly Dames plus a Special Giveaway


Happy March everyone and do I have a treat for you! March's Books of the Month are from Goosebottom Books’ second series, The Thinking Girl’s Treasury of Dastardly Dames, which explores the lives of some of the most fascinating women in history, each of whom got labeled with a terrible nickname. While satisfying tweens' tastes for something a little darker, the series also appeals to its readers’ powers of analysis and sense of fairness—asking if these women’s nicknames were just. Each woman’s story is presented in rich historical and cultural context, with gorgeous original gouache paintings by Peter Malone, as well as photographs of artifacts, reproductions of archival paintings, maps, and timelines.


Just have a gander at page from Marie Antoinette:  'Madame Deficit.'  Isn't it gorgeous and a perfect way to introduce your pre-teen daughter (or son) to some of the world's most dastardly dames.  I'm not sure that I agree with including Marie Antoinette amongst Mary Tudor, Catherine de Medici, Cixi, Cleopatra and Agrippina.  Personally, I would have included her in Goosebottom book's other series, The Thinking Girl's Treasury of Real Princesses. Still, I had fun reading these books and reacquainting myself with some of my favorite royal women.

Goosebottom books have generously sent me a copy of three of the books in their Dastardly Dames series, Marie Antoinette, Mary Tudor and Catherine de Medici.  It seems a shame to keep them all to myself.  Since March is Women's History Month and since Scandalous Women is about to celebrate 1,000,000 page views, I thought it only fitting that we have a little giveaway here on the blog. I can't believe I haven't given anything away since November!




One lucky winner will receive all three books, Catherine De Medici, Mary Tudor & Marie Antoinette from The Dastardly Dames series. Here are the rules for the giveaway. This giveaway is open solely to my American readers! The contest runs from today through Friday, March 23rd.



1. Leave your name and email in the comments. Email is very important so that I can contact you for your address.
2. If you are not a follower and become one, you get an extra entry
3. If you tweet about the giveaway, you get an extra entry.

Good luck!

Ettie Annie Rout (1877 - 1936) Pioneer for Safe Sex



Last week, I wrote about the pioneering efforts of Margaret Sanger to make birth control safe and available to all women in the United States during the early 20th century. Well, on the other side of the globe, another pioneering woman, Ettie Annie Rout (1877 – 1936) was preaching the necessity for safe sex during World War I. Like Sanger, Ettie was reviled and lauded in equal parts.  While H.G. Wells called her 'that unforgettable heroine', due to her 'safe sex' campaign, she became persona non grata in her own country.


Although she was born in Tasmania, Ettie’s family immigrated to New Zealand when she was 7, settling in Wellington where her father opened a plumber's business. At the top of her class in school, Ettie won a scholarship to high school, but she had to turn it down, when her father’s business failed and the family moved to Woodville to live with relatives. After taking shorthand and typing classes, she became one of the first government-appointed shorthand writers working in the Supreme Court. Her job gave her a rare insight into a wide range of social issues. By 1904 she had set up her own typing business as well as working as a journalist. Ettie soon gained a reputation as a cyclist, vegetarian, and freethinker, who wore what, was considered unorthodox dress for the time; short skirts, men's boots, and sometimes pants. Shocking! She was also a committed socialist, who campaigned for equal pay, health issues and labor issues.

During the First World War, Ettie set up the New Zealand Volunteer Sisterhood in spite of government opposition. When she arrived in Egypt, she immediately became aware of the high rate of venereal disease among the soldiers. Ettie saw this as a medical problem which should be approached like any other disease. She recommended not only issuing prophylactic kits but also inspecting the brothels, and tried to persuade the New Zealand Medical Corps officers to adopt this view, with little success.

Realizing the venereal disease problem was still bad and that the NZMC had not adopted safe-sex measures, Ettie went to London to push it into doing so. She created her own safe-sex kit, which contained calomel ointment, condoms and Condy's crystals (potassium permanganate). She sold the kits to soldiers at the New Zealand Medical Club, which she set up near the New Zealand convalescent hospital in Essex. When a New Zealand newspaper published her letter where she suggested free safe-sex kits and brothel inspections, it caused an outcry. A deputation of women asked the prime minister to put an end to the medical club. But her letter had the desired effect, the defense minister told the New Zealand general in charge of troops in England to do whatever he thought necessary to lower the venereal disease rate.

By the end of 1917 the army had adopted her kit, distributing it to soldiers going on leave, but Ettie received no credit. Undaunted, she went to Paris where she became a one-woman sexual welfare service for soldiers. As troop trains arrived from the front, Ettie would stand on the platform, greeting soldiers with a kiss on the cheek, handing out cards recommending brothels that she had personally inspected. For her work, the French decorated her with the Reconnaissance Française medal, but back in New Zealand, newspapers could be fined 100 pounds, just for publishing her name. After the war, Ettie moved to England and married Fred Hornibrook in 1920, where she wrote a number of books, among them, Safe Marriage, which was banned in New Zealand, but was published in Britain and Australia. In her book Ettie encouraged women to own their own bodies and take responsibility for their own sexual health. She linked exercise and sex, arguing in books like Sex and Exercise, that exercise would enhance women's sex lives. Sort of a New Zealand Dr. Ruth!

Ettie died of a self-inflicted overdose of quinine in 1936, after her only return visit to New Zealand, after the breakup of her marriage. She was buried in the graveyard of the London Missionary Society church. In her obituary she was called Ettie Rout 'one of the best known of New Zealand women' but they did not say what she was best known for, implying that it was her typing speed.

During her lifetime, Ettie’s work polarized public opinion. While a French doctor regarded her as the 'guardian angel of the ANZACs', a bishop, speaking in the House of Lords, called her 'the most wicked woman in Britain'. Others accused her of trying to make 'vice' safe. Many of Ettie’s ideas which had seemed out there at the time, from ‘safe sex’ to pelvic floor exercises, are now mainstream, but her work and her legacy were forgotten in her own country until the late twentieth century, when the AIDS epidemic meant the same battle for safe-sex had to be fought all over again.  The AIDS clinic in Christ Church, New Zealand is now named after her.

The above clip is from a 1983 program called "Pioneer Women" which stars Karl Urban, who later went on to star in Lord of the Rings.